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Le discours d'Harlem Désir au 18ème Rassemblement des Secrétaires de section

 
 La délégation ariégeoise

Samedi 26 janvier 2013

18ème Rassemblement des Secrétaires de section, 

samedi 26 janvier 2013, Maison de la Mutualité


 Discours d’Harlem Désir

Seul le prononcé fait foi

Chers amis, chers camarades,

Nous avons eu ce matin des débats sur la situation de notre pays, sur la vie quotidienne des Français, sur nos réformes économiques et sociales, c'est essentiel, j'y reviendrai. Mais nous avons aussi le bonheur de partager ici la fraternité militante de ce rendez-vous de la fidélité où je vous accueille pour la première fois dans de nouvelles fonctions, mais où nous nous sommes retrouvés si souvent ces dernières années...Bref, cette joie toujours renouvelée de retrouver des camarades venus de partout en France et d'en découvrir de nouveaux.

Merci d’être là, nouveaux ou anciens secrétaires de section, et merci pour le travail que vous faites tous les jours dans tout le pays au service de nos idées et de la réussite de l’action du Président de la République. Le Parti a plus que jamais besoin de vous.

Chers camarades,

Notre réunion se tient dans un contexte particulier et je pense aux événements qui se déroulent en ce moment même, à 4000 kilomètres d’ici au Mali.

Si près, si loin, le Mali

Le Président de la République a engagé nos forces dans ce pays, dans le cadre du droit international. Je veux avoir à cet instant une pensée pour le peuple du Mali, pour nos soldats présents aux cotés des soldats maliens, et je souhaite vous demander de vous lever et de faire une minute de silence en l'honneur des soldats français et maliens qui ont donné leur vie pour défendre le Mali, ainsi que pour les otages victimes du fanatisme terroriste.

Au Mali, ce qui est en question ce sont nos valeurs universalistes. Je veux saluer la décision courageuse et la détermination totale de François Hollande à ne pas abandonner le Mali face à une agression qui menaçait sa liberté et son existence même.

Pour un parti comme le nôtre, soutenir une intervention armée n'est pas un acte sans importance, c'est un acte grave, et en conscience nous soutenons cette action parce qu'elle est conforme à nos principes fondamentaux. C'est ce que nous avons réaffirmé lundi dernier lors de la soirée de solidarité qui rassemblait toutes les forces de gauche aux côtés des Maliens de France à Montreuil. 

Depuis plus d'un siècle, les socialistes français sont internationalistes: Jaurès a inscrit cet internationalisme au cœur de notre identité et il figure toujours au frontispice de notre déclaration de principes. Aujourd'hui encore, c'est au nom de la solidarité internationale, de la fraternité, de l'universalisme que nous sommes aux côtés du peuple du Mali !

Parce que c'est un peuple frère qui a appelé à l’aide et qui refuse de tomber sous le joug du fanatisme.

Et à nos frères maliens je veux dire : la liberté dans les rues de Mopti, de Konna, de Bamako, de Tombouctou, nous est aussi chère que dans les rues de Paris, de Bordeaux ou de Strasbourg !

C’est pourquoi, la France et le Mali marchent côte à côte contre l'agression fondamentaliste et refusent la dictature de l'obscurantisme, les pillages, les meurtres, l'oppression des femmes, des hommes et des peuples au nom d'une vision dévoyée de la religion ! Notre solidarité avec le peuple malien montre qu'il n'y a pas de choc des civilisations.

Là-bas sont engagés des hommes de pays différents, de religions et de langues différentes, au nom d'un même principe : le droit de vivre en paix, en liberté et en sécurité ! Et quand on voit leurs pancartes, à Paris comme à Bamako, réclamant "un pays laïc", on comprend la valeur inestimable de la laïcité.

Alors, comme beaucoup de Français, je suis fier que la France, avec François Hollande, ait fait son devoir ! La France est belle lorsqu'elle se tient avec toute sa force et toutes ses valeurs aux côtés des peuples qui se battent pour leur liberté, pour leur dignité, pour leurs droits.

Ce Président, qui a rompu avec la Françafrique à Dakar, qui a regardé notre Histoire en face à Alger, ce Président a fait le choix de répondre à l'appel à l'aide du Mali, et a permis à la France d'être au rendez-vous de son devoir de solidarité et d'assistance à un peuple en danger. 

 Alors en votre nom à tous, je veux adresser notre salut fraternel au Mali. Honneur aux jeunes de Gao, qui se sont soulevés pour résister aux islamistes après l'ignoble assassinat du journaliste Kader Touré dans leur ville !

Salut à tous ceux qui se battent pour un Mali libre, laïc, réconcilié entre le Nord et le Sud, avec les touaregs et toutes les composantes de la nation malienne pour vivre dans la démocratie et en paix ! La France est avec vous et les Français seront toujours à vos côtés.

Chers amis, ce rassemblement national des secrétaires de sections nous réunit dans un moment particulier, aussi en raison de la crise à laquelle sont confrontés les Français et contre laquelle se bat au quotidien le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Cela nous donne des responsabilités particulières : nous disons la vérité sur la gravité de la situation, nous prenons nos responsabilités face aux défis que cette crise nous impose, et surtout nous assumons complétement et entièrement l'obligation de résultats que les Français nous ont fixée !

Pendant 5 ans la droite a failli et a menti: elle a failli contre le chômage - un million de chômeurs supplémentaires-, elle a menti sur les déficits, sur l’endettement irresponsable qu’elle a laissé s’accumuler et sur la désindustrialisation contre laquelle elle n’a rien fait. Cela ne nous exonère de rien, cela ne nous donne à nous la gauche que plus de devoirs, mais il faut toujours rappeler le bilan du sarkozysme, surtout lorsque la droite prétend nous donner des leçons ! Ils ne savent faire que cela: donner des leçons, vouloir à tout prix l'échec de la gauche, peut être même au prix de l'échec de la France. 

La gauche c’est la volonté

En 1981, déjà, comme en 1936, comme en 1997, et comme aujourd'hui, des voix se sont toujours élevées pour prédire que la gauche ne durerait pas, pour répéter que rien ne serait possible, qu’il faudrait renoncer aux réformes. Les mêmes fins esprits, les mêmes commentateurs de droite qui, parfois, sont encore là !

Et pourtant, à force de volonté et de persévérance, la gauche a mis en oeuvre de grandes réformes pour notre pays, qui ont durablement changé la vie des Français. Pour cela, il faut que la gauche ose toujours être la gauche !

J'y pensais au début du mois quand, comme chaque 8 janvier, nous avons traversé la campagne de Charente  avec quelques camarades pour nous rendre à Jarnac. Et là-bas, commérant François Mitterrand avec la fédération, j'ai pensé à ce qu'il nous avait enseigné. Ce que François Mitterrand nous a appris, c'est que la gauche, c'est avant tout la force de la volonté et le refus de céder à quelque fatalité.

Et que la gauche n’est la gauche que lorsqu’elle ose marcher sur ses deux pieds : le progrès des droits, des libertés et le progrès économique et social. C'est cela le sens, et l'honneur, du socialisme démocratique.

Pourtant j'entends parfois dire qu'il faudrait choisir entre nos combats. Et bien je réponds: non, nous voulons tout ! En 1981, on n'a pas demandé aux Français de choisir entre l'abolition de la peine de mort et la retraite à 60 ans. En 1997 on n'a pas demandé aux Français de choisir entre le PACS et les 35 heures. Et bien nous n'avons pas à être timorés, et nous donnerons aux Français et  les emplois d'avenir et le mariage pour tous. C'est cela que nous a enseigné François Mitterrand : il ne faut pas diviser les Français mais il ne faut jamais, non plus, reculer face à la droite !

Comme nous disons la vérité aux Français sur l'état de la France, nous devons aussi dire la vérité sur la droite!

Depuis 8 mois, la droite n'a fait aucune proposition pour la France, pas une ! Qu'ont ils proposé pour l'emploi, pour l'Ecole, pour la sécurité, pour les entreprises ? Rien !

Si on était cruel, on dirait que Sarkozy c'était la droite Guéant, alors que Copé c'est la droite néant...

Enfin, non, j'exagère, il y a du nouveau à droite : l'UMP a désormais un courant "Frigide Barjot", et vu le spectacle que leur congrès a donné on peut raisonnablement penser que le courant Barjot est majoritaire ! 

A la limite, on pourrait presque en rire. Cette tendance UMP-Barjot est un peu ridicule mais la vraie tendance dangereuse c'est la tendance UMP-FN, qui, elle, est vraiment inquiétante et révoltante : car M.Copé devrait avoir honte de défiler avec M.Gollnisch, le Bloc identitaire et Civitas, le même jour à la même heure sous le même mot d'ordre d'intolérance !

Le 13 janvier, ce n’était pas une manifestation bon enfant, c'était une première marche nuptiale entre la droite et l'extrême droite : je refuse de banaliser ce que nous avons vu, le chef de l'UMP dans la même manifestation que Mme Maréchal-Le Pen, la même avec qui M.Marleix et d'autres élus UMP ont signé ensuite une proposition de loi commune.

Ils en sont désormais là, à une alliance dans la rue comme dans des textes et l’on voit pour la première fois depuis des décennies, la droite et l'extrême droite défiler côte à côte contre de nouveaux droits pour les Français.  

Et que disent-ils lorsque les intégristes de Civitas annoncent qu'ils feront des prières de rues devant l'Assemblée nationale contre le projet de loi sur le mariage ? Les prières de rue, d'habitude M.Copé et Mme Le Pen les condamnent bruyamment !

Alors moi je le dis : derrière cette mobilisation contre le mariage il y a une mobilisation contre l’égalité et contre la laïcité, pour revenir 100 ans en arrière...

Mais il faut les prévenir : ils ne feront pas trembler les murs de l'Assemblée nationale, parce que ces murs ce sont ceux de la République, et ces 4 murs ont pour nom Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité, et les Français n'accepteront jamais que des extrémistes ou des forces politiques en pleine dérive s'y attaquent. 

La droite tente en réalité de se remobiliser en divisant les Français. Nous devons, nous, rassembler la France autour de ses valeurs universalistes et républicaines.

J'appelle tous les humanistes, les démocrates, les progressistes, les républicains de notre pays à former un arc de la laïcité pour défendre l’égalité pour tous contre tous les conservatismes et l’intolérance.

Je demande à tous ceux qui ont été indignés par l'intolérance et l'homophobie de venir dans la rue pour une manifestation fraternelle demain !

Demain c'est la République de l’égalité qui sera dans la rue ! Retrouvons nous nombreux pour la fraternité, pour les libertés et pour dire que nous sommes heureux de vivre ensemble !


Nous ne les laisserons plus insulter les couples et leurs enfants, les enfants qu'ils prétendent protéger mais qu'ils désignent en bêtes curieuses, qu'ils traitent de futurs malades mentaux ou de futurs terroristes, ces enfants qui à cause de ces tartuffes sont montrés du doigt dans la cour de récréation ! 

Alors je veux dire les choses clairement, et il vaut mieux que la droite le comprenne : Nous ne cèderons pas…

Nous ne cèderons pas sur le droit au mariage pour tous et sur la laicité.

Nous ne cèderons pas sur la priorité à l’emploi, sur la priorité à l’industrie parce que contrairement à eux, nous n’avons pas déserté dans la bataille contre le chômage et que nous sommes derrière le Président de la République dans cette grande bataille, la mère de toutes les batailles de ce quinquennat pour le pays, parce que nous sommes le Parti du travail alors qu’ils sont le parti de la rente et de la finance ! Et M.Copé et Fillon n’ont qu’à aller dire aux jeunes qu’ils n’ont pas droit aux emplois d’avenir, aux séniors qu’ils n’ont pas droit aux contrats de générations, aux PME qu’elles n’ont pas droit à la BPI !

Nous ne cèderont pas sur le logement, sur la loi SRU, sur la redistribution et la solidarité parce que je n’accepte pas que la crise nous décivilise, que l’année commence par l’expulsion sans ménagement d’une grand-mère de sa maison de retraite, par l’expulsion de force d’une jeune femme qui ne pouvait plus payer son loyer et qui vivait dans 4m2, par une petite fille escortée de la cantine par un policier municipal parce que ses parents ne pouvaient plus payer ! Ce n’est pas ça la France et moi en tant que socialiste je refuse que ce soit cela !

Nous tiendrons aussi sur la refondation de l’Ecole et la priorité à la jeunesse, parce que l’Ecole c’est le temple de la République que le sarkozysme a tant abîmé, parce que notre premier devoir envers la jeunesse c’est de tenir la promesse méritocratique, la promesse de l’émancipation, pour que les générations futures vivent mieux que la nôtre !

Nous sommes fiers que le Président de la République et le gouvernement tiennent les engagements de la priorité à la jeunesse et à l’école, le recrutement de 40 000 enseignants dès cette année, 60 000 dans le quinquennat, nous expliqueront la réforme des rythmes scolaires dans l’intérêt des enfants et de la réussite éducative et les mesures prévues pour aider les collectivités locales à franchir avec succès ce changement. Dans quelques jours nous lancerons une grande initiative nationale avec des réunions dans de nombreux départements : «Les nouveaux hussards de l’Ecole» qui iront expliquer la réforme partout en France.

Nous ne cèderons pas non plus sur la sécurité parce que ce fut leur première promesse trahie et leur premier échec et que nous la gauche, notre devoir est de protéger tous les citoyens, à commencer par les plus fragiles, les plus modestes, face à la violence, à la délinquance et de donner à chacun le droit de vivre en sécurité.

Nous ne cèderons pas sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, et nous continuerons de mener campagne pour cette réforme de citoyenneté et de fraternité, pour convaincre, pour rassembler, contre cette droite qui s’y oppose depuis 1981.

Et nous ne cèderons pas sur la justice sociale et fiscale dans les efforts !

Certains ont frémi lorsque j'ai dit qu'il fallait maintenir la taxe exceptionnelle à 75% pour les revenus de plus d’un million d’euros, ils ont dénoncé une politique quasi-soviétique, je n'ose pas dire russe. Et pourtant cette taxe a été inventée en son temps dans le temple même du capitalisme : aux États Unis. Alors oui je le redis : quand la crise exige des efforts de tous, nous pouvons demander encore plus d'efforts aux plus riches. Oui le bouclier fiscal c’est fini, taxer le capital et les super rémunérations c’est juste.

Nous assumons la confrontation directe, frontale, entre deux visions de la société et deux visions pour la France.

Et en vous voyant, de tous les coins de France, de tous les quartiers et de tous les villages ici réunis, je dois vous dire que je ressens une profonde interrogation:

Mais comment peut on quitter la France ?...

quand on pense aux montagnes des Pyrénées et au Canal du Midi,

quand on pense aux canuts lyonnais, aux mineurs de Lorraine et aux gens du Nord,  

quand on pense à l’Alsace, à la Corse, à la Bretagne, à la Normandie et à la Provence,

quand on pense aux vers de Victor Hugo, aux poèmes d’Aragon, aux tirades de l’Avare et de Cyrano,

quand on pense au TGV, à nos chercheurs, à Airbus,

et quand on pense au goût du pain qu’on partage et à la chaleur des quartiers populaires où s’est  toujours brassée la France de demain,

Comment peut on quitter la France ?

Je comprends qu’on quitte notre pays pour voir le monde, pour créer, pour grandir, mais comment peut quitter la France, un si grand pays pour de si petites raisons, pour échapper à l’impôt citoyen, pour échapper à la solidarité nationale, pour échapper à son devoir de patriote ! Cette lâcheté de quitter son pays lorsqu’il a besoin de vous, leur avidité sans fin est une faute contre la France !

Et cette faute contre la France c’est aussi celle de la droite quand elle défend leurs intérêts et leur dérive. Et ce qui est inacceptable c’est d’entendre cette droite qui a passé son temps à donner des leçons de patriotisme et d’identité nationale, qui a passé son temps à accuser nos jeunes de ne pas assez aimer la France, être prête, aujourd’hui, par esprit de caste autant que par esprit de revanche, à se faire  l’avocate de tous les exilés fiscaux !

Avant la droite c’était «la France tu l’aimes ou tu la quittes», maintenant, c’est «La France, tu la quittes plus, pour gagner plus !».

Quand on aime la France, non seulement on y reste mais on se rassemble pour la faire réussir dans la mondialisation.

Parce que nous proposons aux Français de gagner dans la mondialisation et pas de la nier.

C’est cela notre message aux Français : nous vous disons la vérité sur la situation du pays, nous savons que la crise est violente, et nous allons non seulement faire sortir la France de la crise mais aussi la changer. Nous sommes la gauche du réel, de la vérité, mais aussi de la transformation et de la volonté.

Moi je ne fais pas partie de ceux qui font passer leurs petits états d’âmes avant nos grandes réformes : nos réformes j’en suis fier et je le dis, et je suis sûr que chacun d’entre vous est fier quand dans la même semaine le Premier ministre annonce 2,2 Milliards d’investissements pour le numérique et les PME et 2,5 Milliards pour un plan national contre la précarité et la pauvreté. Nous sommes fiers de cette gauche qui fait à la fois la justice sociale et la compétitivité économique.

Nous sommes fiers d’être de cette gauche au service du pays, fiers de ce Gouvernement qui est capable aussi, de s’appuyer sur la démocratie sociale, et nous voulons qu’elle soit inscrite dans la Constitution.

L’accord signé par les partenaires sociaux est absolument majeur pour le dialogue social, pour l’emploi et pour plus de droits pour les travailleurs : une sécurité sociale professionnelle, avec des droits rechargeables à l’assurance chômage, un droit individuel à la formation, l’extension des complémentaires santé, la lutte contre la précarité avec la taxation des contrats courts et l’embauche en CDI des jeunes encouragée, de nouveaux pouvoirs pour les représentants des salariés dans les entreprises. Les entreprises devront changer : les conseils d’administrations compteront des représentants du personnel, et les syndicats auront de nouveaux droits et les moyens d’anticiper et de peser sur l’avenir de l’entreprise.

Avec la loi qui portera ces avancées pour les droits des travailleurs dont nous veillerons à ce que la transcription garantisse bien l’étendue de ces nouveaux droits, nous défendrons également en complément, avec nos partenaires de la gauche rassemblée une proposition de loi sur les reprises de sites rentables pour lutter contre les fermetures injustifiées.

Ensemble nous sommes en train de construire quelque chose de nouveau, on reconstruit la France ensemble !

C’est pourquoi nous devons dire aux Français ce que nous faisons, mais aussi ce que nous sommes.

J’entends dire « vous êtes sociaux-démocrates », « sociaux-réformistes », soyons plus simples.

Cette gauche dont je vous parle depuis tout à l’heure, cette gauche qui est révoltée et qui est concrète, qui assume d’être clairement réformiste et clairement de gauche, cette gauche qui se bat et qui agit pour la justice, pour la redistribution, pour l’école, cette gauche du réel qui assume ses responsabilité devant les Français, cette gauche qui désire la réussite de la France plus que toute autre chose, elle porte un nom, ce nom c’est le socialisme.

Depuis 100 ans socialistes nous sommes, et le devoir de notre génération est que dans 100 ans d’autres femmes et d’autres hommes qui n’acceptent pas la fatalité de l’ordre établi, des femmes et des hommes épris de justice, de progrès, de liberté, disent encore ces mots simples mais peut être les plus importants de nos vies : nous sommes socialistes.

Je veux vous parler de notre Parti et de ses devoirs envers la France

La feuille de route est à la fois simple et exigeante : je demande à chacun de vous d’être un porte-parole du changement, des réformes engagées, un porte-parole de la politique du Président, c’est à dire d’être un porte-parole de la gauche qui travaille au service de la France. 

Et en même temps de continuer à toujours écouter les Français, à dialoguer avec eux et à inventer, dans les conventions, les forums, les ateliers  que nous allons organiser, la transformation de notre société, les réformes de demain et la France de l’après crise.

La question qui se pose à notre Parti lorsqu’il est au pouvoir, ce n’est pas celle de sa distance vis-à-vis du Gouvernement, mais celle de sa proximité avec les Français. Si nous voulons faire réussir le Président, faire réussir le Gouvernement, faire réussir la France, notre Parti doit être en campagne permanente pour le changement.

Nous devons faire le service-après réformes, expliquer la cohérence de ce qui est fait, c’est pourquoi j’ai voulu que vous receviez des argumentaires, plus de 2 millions de tracts sur l’emploi et nos réformes économiques, pour aller sur le terrain. Moi-même j’ai eu la joie d’aller en Charente, à Clermont Ferrand, je serai à Bourg-en-Bresse dans quelques jours et j'ai demandé à tous les membres de la direction nationale d'être à votre disposition. Mais ce n’est pas assez.

Nous avons encore trois devoirs : un devoir d’inventivité, de dialogue et d’unité.

Nous devons être une gauche d’invention, un Socialisme d’innovation ! Innovation économique, innovation sociale, innovation démocratique.

Nous tiendrons de grandes conventions, une sur notre rapport à l’environnement en mars, une autre sur l’Europe en juin.

Nous aurons également plusieurs initiatives communes avec nos amis du SPD, en particulier sur les pouvoirs des travailleurs dans les entreprises, et je me rendrai en Allemagne le 14 février pour échanger avec Sigmar Gabriel, Peer Steinbruck et le grand syndicat DGB, sur nos réponses communes en Europe.

Au cours de ce semestre, nous organiserons trois grands forums sur la question de l’emploi et du travail dans la société. Nous rendrons également publiques nos propositions sur la décentralisation et les territoires. 

Pour produire des idées nouvelles nous relançons aussi le Lab, nous organisons des rencontres avec des intellectuels et les citoyens lors d’universités populaires citoyennes.

Oui, le dialogue, l’échange avec la société, je l’ai déjà dit, est essentiel : pour être entendue, la gauche doit écouter les Français, même quand c’est difficile, surtout lorsque c’est difficile ! Nous devons co-inventer le changement avec les Français ! Ce sera le lancement des ateliers du changement à Brest le 7 février, puis à Marmande et à Evry.

Nos militants seront mobilisés dans de nouveaux rendez-vous locaux : les «Places aux citoyens », des nouveaux points fixes dans les villes et les villages, sur les marchés, près des gares etc…

Pour écouter les jeunes, nous organiserons, un Forum de la Génération Changement, avec le MJS, au printemps prochain.

Outre nos conventions et nos forums, je vous invite également à nous retrouver à la Rochelle du 23 au 25 août cette année, où nous donnerons la parole à de nombreux acteurs sociaux et de la société civile.

A tous les niveaux du Parti, nous devons nous ouvrir, nous devons échanger avec tous ceux qui veulent le changement. Nous devons avoir un temps d’avance démocratique et toujours nous demander comment faire évoluer nos propres pratiques vers plus de participation.

Ce sera notre force pour les élections municipales, que nous préparons dès aujourd’hui et pour lesquelles nous ferons là où c’est utile à la conquête, des primaires ouvertes à tous les citoyens.

Et puisque je parle de rénovation et d’élections, je ne peux m’empêcher de dire un mot sur un sujet qui est important pour notre parti mais aussi pour les citoyens. Je voudrais vous parler du non-cumul des mandats.

Parce que vous m’avez donné un mandat et que mon devoir est de le respecter, c’était notre pacte de Toulouse !

Alors je le dis amicalement mais clairement : certains imaginent les solutions les plus complexes, les raisonnements les plus labyrinthiques, des trésors d’imagination pour retarder l’inéluctable, et bien je vais leur passer de votre part un message simple : le non cumul c'est maintenant !

C’est une exigence de rénovation, de renouvellement, de respiration démocratique qui est attendue par les citoyens, c’est une exigence pour la parité. C’est aussi pour cela que je veux une loi qui supprimera le financement des partis politiques qui ne respecte pas la parité aux élections.

Et le 8 mars prochain - quelle jolie date ! - il y aura un renouvellement des membres du Conseil constitutionnel. Ce Conseil qui n'a compté que 6 femmes dans toute son histoire. Alors je le dis: il faut que des femmes soient nommées le 8 mars, parce que nous sommes le parti de l'égalité entre les femmes et les hommes !

Ce temps d’avance exige de nous des efforts aujourd’hui, mais c’est la condition de nos victoires de demain, parce qu’un parti qui ne ressemble pas à la société est un parti qui finit par se couper de la société.

La condition de nos victoires, c’est aussi évidemment l’unité, l’unité des socialistes, et l’unité de la gauche. Nous travaillons étroitement avec nos amis de la majorité présidentielle au sein de la gauche rassemblée. C’est parfois plus difficile avec d’autres mais je le dis : le Parti socialiste est central à gauche, mais notre porte est ouverte à tous ceux qui veulent œuvrer à la réussite de la gauche. En revanche nous refusons la théorie des deux gauches, qui joueraient chacune la défaite de l’autre.

Nous serons unitaires pour 2, unitaire pour tous mais nous n’accepterons pas que certains misent sur la défaite de la gauche !

La France a besoin d’une gauche unie, pour rassembler les Français et pour changer le pays !

Voilà, mes amis, les quelques réflexions que je voulais partager avec vous. Et je veux finir, comme j’ai commencé, par le Mali. Lundi soir, à Montreuil, lorsque nous nous sommes retrouvés à quelques centaines en solidarité avec le peuple malien, un homme qui était là a dit : la France, ce n’est pas seulement un grand pays, c’est une grande idée.

Et il avait raison la France c’est une idée universelle, une idée qui nous dépasse, c’est l’audace et la liberté. Alors à chaque fois que l’on nous dira « c’est impossible », il faudra faire preuve de plus d’audace. A chaque fois que l’on nous dira « c’est difficile » nous redoublerons d’efforts et d’enthousiasme !

C’est ce que je vous demande parce que c’est notre devoir envers la France et vous pourrez toujours compter sur moi dans le grand combat de la gauche au service des Français !

Vous les secrétaires de section vous avez été la première ligne de la campagne et de la victoire de François Hollande. Vous avez montré la force de la volonté, de la combativité, de l’unité.

Alors aujourd’hui, je vous demande la même volonté, la même combativité, la même unité pour la réussite de l’action du Président de la République et de la gauche au service des Français !

Vive les secrétaires de sections ! Vive le grand Parti socialiste ! Vive la République et vive la France !

 
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